Le 8 mai 1902 en Martinique !
Baie de St Pierre et Montagne Pelée - Madinina
8 mai 1902, récit d'une catastrophe
Du 5 au 7 mai l'activité volcanique s'intensifie et la population prend peur
Le 6 mai les nuages se font plus denses. Une épaisse couche de cendre recouvre la ville et s'insinue dans les habitations. Dans les rues, c'est le silence, la cendre étouffe le bruit des pas sur les pavés. Au loin, les grondements du volcan deviennent assourdissants. Des coulées de boue continuent à dévaler sporadiquement les pentes du Mont-Pelé, tandis que les premières nuées ardentes sont observées du côté du bourg du Prêcheur au nord de Saint-Pierre. La population de la ville déjà inquiète depuis les évènements du 5 mai et la destruction de l'usine Guérin est gagnée par l'affolement. Le 7 mai dans l'après-midi, le maire téléphone au Gouverneur pour lui demander l'envoi d'un détachement destiné à maintenir l'ordre. Heureusement, sa demande n'est pas écoutée. A quatre heures, c'est le Gouverneur lui-même accompagné de sa femme et de quelques hauts fonctionnaires, qui rentre dans Saint-Pierre pour rassurer la population. Le communiqué rassurant publié par la commission scientifique le soir du 7 mai l'aide en ce sens. (Voir le communiqué) Les journaux sont de la partie. A la veille du drame, l'Opinion n'hésite pas à titrer : "Prêchotins, mes amis, dormez tranquilles!" La tension retombe un peu, mais n'empêche pas de nombreux fidèles de s'assembler dans les églises pour prier toute la nuit.
Le 8 mai à 7H50 du matin, Saint-Pierre et le Prêcheur sont rayés de la carte
Le 8 mai, c'est la catastrophe. Le bouchon de lave qui obstrue le cratère a résisté à la pression des gaz qui font alors éclater la partie la plus fragile du Mont Pelée. Des nuages de gaz chargés de cendres et de souffres, chauffés à 1000°, dévalent sur la ville à plus de 200 km/h. Un peu avant 8 heures du matin, la nuée ardente frappe Saint-Pierre. La pression des gaz, projetés à haute vitesse, renverse tout sur son passage. En quelques secondes toute trace de vie disparaît. Maisons et monuments sont soufflés. De solides murs de pierre, larges d'un mètre, s'effondrent. 30 000 personnes meurent instantanément, démantibulées, asphyxiées sur place par la violence du choc. La chaleur provoque l'explosion de milliers de barriques de rhum entassées dans les multiples entrepôts et usines de la ville. Les explosions se succèdent, encore longtemps après le passage de la nuée. Des flots de liquide enflammé s'écoulent dans les rues, achevant de calciner les corps. L'onde de choc atteint la mer. Un raz de marée de 3 mètres s'abat sur les navires au mouillage, en même temps que le nuage de gaz. Chavirés ou incendiés, une vingtaine de bateaux coulent. La ville et les alentours sont rasés. De petits morceaux de roche arrachés au volcan sont projetés jusqu'à Fort-de-France. Un linceul de cendres chaudes recouvre toute l'île de la Martinique. Le "Petit Paris des Antilles" a cessé d'exister.
© Textes & Illustrations Zananas-Martinique.com (Mise en ligne Juillet 2002)
Cochon délinquant !
Au Moyen Age, les porcs et les truies couraient en liberté dans les rues des villages, et il arrivait souvent qu’ils dévoraient des enfants ; alors on procédait directement contre ces animaux par voie criminelle. Voici quelle était la marche que suivait la procédure : on incarcérait l’animal, c’est-à-dire le délinquant, dans la prison du siège de la justice criminelle où devait être instruit le procès. Le procureur ou promoteur des causes d’office, c’est-à-dire l’officier qui exerçait les fonctions du ministère public auprès de la justice seigneuriale, requérait la mise en accusation du coupable. Après l’audition des témoins et vu leurs dépositions affirmatives concernant le fait imputé à l’accusé, le promoteur faisait ses réquisitions, sur lesquelles le juge du lieu rendait une sentence déclarant l’animal coupable d’homicide, et le condamnait définitivement à être étranglé et pendu par les deux pieds de derrière à un chêne ou aux fourches patibulaires, suivant la coutume du pays.
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Du treizième au seizième siècle, les fastes de la jurisprudence et de l’histoire fournissent de nombreux exemples sur l’usage de cette procédure suivie contre des pourceaux et des truies qui avaient dévoré des enfants, et qui, pour ce fait, étaient condamnés à être pendus. Nous mentionnerons à ce sujet les sentences et exécutions suivantes :
Année 1266. Pourceau brûlé à Fontenay-aux-Roses, près de Paris, pour avoir dévoré un enfant.
10 janvier 1457. Truie pendue à Savigny pour meurtre d’un enfant âgé de cinq ans.
20 mai 1572. Sentence du maire et ces échevins de Nancy qui condamne un porc à être étranglé et pendu pour avoir dévoré un enfant à Moyen-Moutier. ... / ...
La suite là - La France pittoresque - et vaut d'être lue !!!!
Facebook !
L’appétit vorace de Facebook pour les données personnelles n’est un secret pour personne.
Régulièrement, son estomac numérique gargouille auprès de ses membres pour réclamer son dû. « Donnez-moi votre numéro de mobile, que je puisse renvoyer votre mot de passe en cas d’oubli ! » « Expliquez-moi vos opinions politiques, que je puisse mieux cibler mes publicités ! » « Dites-moi ce que vous lisez, ce que vous écoutez, ce que vous regardez, ce que vous cuisinez, que vos amis puissent en profiter ! » Et la plupart des 800 millions d’inscrits, dociles, jettent leurs gros steaks de vie privée dans la gueule béante du réseau social. Ce que personne ne semble savoir, en revanche, c’est que le monstre est dépourvu de système digestif. Il se contente de stocker les données, toujours plus de données, sans jamais en effacer aucune.
Les découvertes du jeune Max Schrems sont effarantes. Au mois de juillet, cet étudiant autrichien en droit a
réussi à se procurer l’ensemble des données dont Facebook dispose sur lui. En épluchant les 1222 pages ( !) de son dossier, il a constaté que le réseau social avait soigneusement archivé toutes les informations qu’il croyait avoir supprimées depuis belle lurette. Anciens pseudonymes, messages privés, demandes d’amis refusées... Il soupçonne même l’existence de fiches sur les internautes non inscrits à Facebook. Max Schrems a décidé de saisir les autorités compétentes en Irlande, où Facebook a son siège européen, pour demander une enquête approfondie. À 24 ans, il est en passe de devenir une sérieuse épine dans le pied du réseau qui valait 70 milliards de dollars.
« Je ne cherche aucun gain financier ou personnel. Je veux simplement pouvoir aller sur Facebook sans me soucier du traitement de ma vie privée », justifie-t-il. Lors de son échange universitaire en Californie, l’an dernier, il a eu l’occasion de rencontrer des responsables de Facebook et de parler avec eux des différences de législation entre les États-Unis et l’Europe en matière de protection de la vie privée. Les premiers sont très laxistes, et le vieux Continent beaucoup plus strict. « J’ai écrit un article sur ce sujet, et j’ai alors découvert que tous les utilisateurs de Facebook vivant en dehors des États-Unis et du Canada étaient liés par contrat à Facebook Irlande », une société « qu’ils ont probablement installée là pour bénéficier d’une fiscalité avantageuse ». Hors Amérique du Nord, donc, « Facebook dépend des lois européennes sur la vie privée. Et bien sûr, il ne les respecte pas. » La bataille commence.
Dégainant sa directive 95/46/CE qui garantit un tel droit à tout citoyen européen, Max Schrems écrit à Facebook pour réclamer l’accès à l’ensemble des données le concernant, via un formulaire très bien caché sur le site du réseau. Il doit insister un peu, et finit par recevoir sur CD-Rom un fichier PDF lourd de plusieurs centaines de mégaoctets et long de 1222 pages. Avec les quelques étudiants qui l’accompagnent dans sa démarche, il a créé le site « Europe versus Facebook » pour partager ses découvertes et expliquer aux internautes comment faire de même. Il y publie son dossier PDF après l’avoir anonymisé, et liste très précisément le type d’informations stockées par Facebook pour chacun de ses membres. ... / ...
- Facebook connaît bien sûr la liste d’amis liée à un profil, mais conserve également le nom de tous les prétendants refusés. ... / ...
- Même son de cloche du côté des « événements ». Facebook garde la liste complète des invitations adressées à un membre depuis la date de son inscription, ... / ...
- Les messages sont sans doute l’aspect le plus scandaleux du dossier. Courriers privés et tchats entre amis sont tous archivés dans le même système de messagerie sur Facebook et y restent pour toujours. ... / ...
- Même subterfuge pour les statuts, les pokes... et les tags de photos : ils sont indélébiles sur les serveurs. ... / ...
- Que de réjouissances, encore, au chapitre « Machines » du dossier ! « Facebook place un fichier “cookie” sur chaque ordinateur qui se connecte au site. ... / ... En clair, Facebook sait qui fréquente qui, au travail ou à domicile, y compris parmi les personne n’étant pas « amies » sur le réseau social.
- Quant au chapitre « Checkins », il liste tout simplement toutes les connections d’un internaute à Facebook depuis son inscription. Chaque checkin est associé à un numéro unique, une date, une heure, une longitude et une latitude. ... / ...TOUT l'article là : Ecrans de Libération.fr
Désolée mais c effrayant et il faut en parler !
On estime qu'un consommateur n'a que 3 ans de survie
après avoir commencé "le crocodile".
Ceux qui parviennent à y arriver voient leur vie dévastée,
ils perdent leur peau, souffrent de lésions rouges sur l'ensemble du corps (particulièrement les recoins à piqures).
Attention certaines images peuvent choquer !
http://youtu.be/LkspOnNHdt8
Après avoir fait des ravages en Russie, la drogue «Crocodile» vient de faire son apparition en Europe de l'Ouest. Découverte en Allemagne, les autorités mettent en garde contre les dégâts provoqués par cet ersatz de l'héroïne qui peut tuer dès la première injection.
La peau d'abord se nécrose, se transformant en plaques verdâtres ressemblant au cuir du crocodile. Puis la chair et les muscles se décomposent, les organes sont attaqués, les os fragilisés de façon irréversible. L'effet psychique de la drogue par contre se dissipe au bout de deux heures, ce qui pousse le consommateur à s'injecter plusieurs doses dans la journée. L'espérance de vie des utilisateurs atteint rarement trois ans, la plupart meurt au bout d'un an. Pour certains, la première injection est mortelle. Selon les chiffres officiels, 100.000 jeunes au moins sont dépendants à la «Crocodile» en Russie, où la drogue est apparue en 2002. Les associations estiment quant à elles que 1 million de personnes au moins sont concernées, avec un taux de mortalité alarmant.
La drogue serait arrivée en Allemagne cet automne, d'abord dans les milieux proches de la frontière est, où se trouvent de grandes communautés russes. Mais elle a aussi atteint l'ouest du pays. Quatre personnes se sont présentées aux urgences de la ville de Bochum, dans la Ruhr, avec des marques sur la peau identiques à celles provoquées par la «Crocodile». Ces malades ont raconté avoir cru acheter de l'héroïne à un dealer à la gare centrale, avant de paniquer à la vue des dégâts sur leur épiderme. «Nous avons connaissance de cas dans toute l'Allemagne, ce cas n'est pas isolé», a précisé le porte-parole de la police de Bochum Axel Pütter. Les premières analyses effectuées sur des échantillons de drogue retrouvés à la gare de Bochum n'ont pas pu prouver la présence de la «Crocodile», mais ce qui inquiète le plus les autorités, c'est la facilité avec laquelle elle peut être fabriquée. «Il est possible qu'il s'agisse d'un mélange que les gens ont eux-mêmes réalisé», explique un porte-parole de la police criminelle.
Une drogue bon marché et facile à fabriquer
La «Crocodile», de son vrai nom désomorphine, se fabrique en effet à partir d'un ingrédient présent dans toutes les pharmacies : la codéine, qui est un dérivé du pavot et appartient à la famille de la morphine, se retrouve dans les produits contre la toux et même dans certaines médicaments antidouleurs comme le Dafalgan Codeine ou le Paracétamol Codéine. La désomorphine a été inventée dans les années 30 aux États-Unis par des chercheurs qui essayaient de trouver un anti-douleur qui provoque moins de dépendance que la morphine. Malheureusement, la désomorphine s'est révélée être bien pire. Pour la fabriquer, les drogués russes achètent des pastilles de codéine, qui sont en vente libre, les chauffent avec entre autre de l'essence, de l'iode et du phosphore récupéré sur des têtes d'allumettes. La dose revient à quelques euros, 20 fois moins que pour l'héroïne.
En Russie, les groupes pharmaceutiques qui vendent la codéine refusent d'augmenter son prix ou de la rendre moins accessible. Le produit rapporte en effet beaucoup d'argent aux professionnels. En Europe de l'Ouest, les préparations à base de codéine sont vendues uniquement sur ordonnance en raison du risque de dépendance qu'implique la prise de ce dérivé morphinique. Cela pourrait éviter les effets désastreux de la «Crocodile» : ceux qui en prennent, quand ils survivent, sont souvent obligés d'être amputés de leurs extrémités nécrosées par la prise de cette drogue mortelle. Tout est là : Le Figaro
Délicatesse !

- Veillée des Chaumières - 1934 -



